Biotechnologies et biosécurité - La CEDEAO à l'école du CNRA
Djè Abel |Source Notre Voie | Ajouté le 24/07/2010, 07:33

Les techniques de biologie moléculaire et cellulaire sont peu appliquées dans les programmes de recherche des pays de l'Afrique de l'Ouest, alors que tous les experts s'accordent à dire que la biotechnologie moderne peut contribuer de manière significative à l'atteinte des objectifs de développement définis dans les cadres nationaux ainsi que les politiques régionales telles que la Politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP).


Pour répondre à cette faible valorisation de ces méthodes de biotechnologie et améliorer la productivité agricole dans la sous région, environ vingt chercheurs et techniciens de dix pays de la CEDEAO, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Cap-Vert, la Guinée Bissau, le Niger, le Mali, le Sénégal et le Togo, ont été formés. La cérémonie d'ouverture de cet atelier de formation régionale portant sur "le renforcement des capacités des chercheurs et des techniciens des pays de la CEDEAO en biotechnologie et biosécurité", a eu lieu le 15 juillet dernier, à la direction générale du Centre national de recherche agronomique (CNRA), à Adiopodoumé, route de Dabou.


l s'agira, durant vingt jours, de situer les enjeux des biotechnologies dans une perspective d'appui aux programmes de sélection et de conservation des ressources génétiques et de faire acquérir des compétences concrètes en biotechnologie et en biosécurité. Les participants vont également étudier les différents instruments légaux au plan national et international permettant d'encadrer le développement et l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM).


A cette occasion, le directeur général du CNRA, Dr. Yo Tiémoko, a indiqué que les biotechnologies représentent les enjeux les plus essentiels auxquels nos pays ont à faire face pour répondre aux questions notamment de la sécurité alimentaire des populations, de la productivité et de la compétitivité de nos agricultures. Il est donc plus qu'important, dit-il, que nos ressources humaines acquièrent la formation la plus adéquate.


Pour lui, l'agriculture africaine est à la croisée des chemins parce qu'elle n'a pas encore fait sa mue technologique. "L'Afrique est le seul continent où la productivité agricole par habitant a diminué ces dernières années à cause de la faible productivité de cette agriculture encore traditionnelle et extensive, qui utilise peu de technologie et de connaissances modernes. En un mot, elle n'a pas encore fait sa mutation technologique", a affirmé Dr. Yo Tiémoko.

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