

Les pays de l’Afrique de l'Est peuvent pousser un ouf de soulagement depuis le jeudi 23 juillet 09, grâce à la pose d’un câble sous-marin mettant ainsi fin aux connexions satellitaires très coûteuses et souvent très lentes et peu fiables.
Retardé depuis fin Juin principalement à cause de l'activité accrue des pirates somaliens, le câble est enfin posé et par le fournisseur même, SEACOM (SEA Cable Communication), une société détenue à 77% par les africains et basée à Maurice, ce câble est composé de fibre optique et doit atteindre les 17.000 Km pour connecter l’Afrique de L’Est à L’Europe et l’Inde.Pour l’instant, le câble installé court sur une distance de 13.700 km, du Kenya à l'Afrique du Sud, et passe par Madagascar.
Selon l’AFP, des pays d'Afrique orientale n'ayant pas de façade avec l'océan Indien, comme l'Ouganda, le Rwanda et l'Ethiopie, vont aussi bénéficier de cette technologie. La liaison entre le câble sous-marin et Kampala est déjà opérationnelle, tandis que les liaisons avec Kigali et Addis Abebas sont en train d'être réalisées.
Ce câble permet d’atteindre un débit de 1,28 téraoctet, ce qui facilite énormément le travail des africains qui utilisent beaucoup les applications comme YouTube et Facebook.

"Le câble est aussi mince comme un brin de cheveu, et on peut télécharger en une seconde la même quantité de données que 160 personnes utilisent en un mois." a déclaré Suveer Ramdhani, porte-parole Seacom en Afrique du Sud.
"C'est un jour historique pour l'Afrique, qui marque le début d'une nouvelle ère pour les communications entre le continent et le reste du monde", a déclaré Brian Herlihy, le directeur général de Seacom.
"Nos efforts sans fin au cours des 24 derniers mois ont porté leurs fruits, et nous sommes fiers d'être les premiers à offrir des connexions à bon marché et de haute qualité", a-t-il ajouté dans un communiqué.
Ce câble "va changer la vie des hommes, femmes et enfants dans les pays connectés en leur permettant d'accéder à une technologie qui leur était jusqu'à présent inaccessible", a estimé de son côté le président de Seacom, Nizar Juma.
Mais selon James Hodge, analyste telecoms, déclare que "certains des espoirs les plus ambitieux pour le système - tels que les répercussions socio-économiques sur le continent se feront sentir à long terme, et que ce sera d'abord ceux qui sont déjà connectés, qui verront les avantages".